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« Produire à Madagascar rapporte 4 fois plus au pays. »

Démarche éthique et social

1) Seules quelques entreprises chocolatières locales (elles sont très peu de par le monde) réussissent à transformer, dans leur propre pays de production du cacao, des fèves de cacao brutes en produits chocolatés, entraînant de fait une augmentation de la valeur du bien produit et exporté.

Nous en faisons partie, avec succès.

Notre démarche de produire directement sur place, en « bean to bar », permet de participer, à notre modeste niveau, au développement économique de Madagascar, de lui faire rapporter ainsi plus de devises, et de revenus.

Nous sommes très fiers de transformer un cacao malgache en un chocolat malgache.

2) La chocolaterie CINAGRA a permis d’embaucher – et de former – du personnel qui travaille dans un cadre de travail sécurisé. Les emplois supplémentaires ainsi créés par notre usine de transformation sont de l’ordre de 50 personnes.

Tous nos salariés sont payés bien plus que le salaire minimum et nos fidèles techniciens (présents depuis la création de la chocolaterie en 2005) beaucoup plus que ce que prévoit leur grille salariale.

Dans le respect des normes sociales et de travail du pays, nos salariés jouissent d’une sécurité sociale, d’une couverture en soins de santé, d’une navette de transport, d’une cantine, …

3) Par le simple fait de produire localement, nous consommons – et dépensons – localement aussi (électricité, eau, gaz, transport, banque, assurance, …), ce qui créé de la richesse pour le pays.

4) Les autres bénéficiaires de notre démarche sont bien évidemment tous nos fournisseurs en matières premières naturelles (« authentiquement » malgaches) ; la vanille, la fleur de sel, le sucre de canne, le citron Combava, les grains torréfiés de café, la cannelle, le sésame, les baies roses, le piment langue d’oiseau, …

Aussi, nos chocolats MENAKAO sont produits sans matière grasse végétale, nous n’utilisons que du pur beurre de cacao dans nos recettes.

5) En outre, en étant proches des zones de production, nous avons plus de maîtrise quant à la qualité recherchée de notre matière première principale.

En vue de la traçabilité de nos fèves cacao, nous allons voir directement sur place nos différents fournisseurs afin de veiller au respect des normes exigées pour nos fèves (de qualité supérieure), destinées à la production de nos chocolats Menakao.

Les fournisseurs nous renseignent continuellement de la qualité des fèves de la récolte, de la densification du verger cacaoyer (en trinitario, en criollo), de la sélection des variétés d’arbres, des traitements post-récoltes, etc ….

6) Indirectement, plusieurs milliers de fermiers cacaoculteurs bénéficient de nos achats de fèves de cacao.

De ce fait, nous accompagnons et soutenons, un tant soi peut, la filière du cacao malgache.

Il faut savoir que la production de cacao joue un rôle économique et social de premier plan, voire prédominant, dans la région d’Ambanja, et plus précisément dans cette magnifique vallée du Sambirano, recouverte à perte de vue de cacaoyers.

7) Entre 8.000 et 10.000 tonnes de fèves de cacao sont produites (la majorité est exportée) annuellement à Madagascar (sur 24.000 hectares – 56% de la surface agricole, près de 27.500 producteurs – 52% des producteurs), bien insignifiant par rapport au 4,345 millions de tonnes (saison 2013/2014) produites au niveau mondial (soit 0,21%).

La production de cacao malgache n’a donc évidemment aucun impact sur l’offre et la demande mondiales. Par contre, le sort de l’économie régionale – dépend des principaux producteurs et consommateurs de cacao mondiaux, dont les actions déterminent les niveaux de prix.

La culture de cacao est une activité exclusivement rurale. De par sa nature, le cacao fournit à la fois un revenu et un statut social aux communautés rurales, contribuant ainsi à contenir les migrations vers les zones urbaines, avec tous les problèmes de chômage et de qualité de vie précaire qu’elles engendrent.

Notre rôle, ainsi que celui des grandes plantations et autres coopératives est de veiller à assurer à minima le progrès économique et social de tous les cacaoculteurs en leur offrant une juste rémunération du fruit de leur travail, permettant à chacun de vivre dignement.

8) Réduire les impacts négatifs environnementaux tout au long de la filière, en incitant au développement de l’agriculture biologique et à la réduction de l’empreinte écologique sont le crédo des grandes plantations reconnues. La plupart des plantations malgaches, auprès desquelles nous nous approvisionnons, sont certifiées biologiques (Ecocert), elles n’utilisent pas de produits chimiques, ni engrais, ni pesticides. Certaines sont considérées comme 100% bio (organic 100%) car elle suivent un processus de fabrication qui respecte la nature et son équilibre, d’autres préservent et au besoin contribuent à restaurer la biodiversité.

9) Aussi, grâce au cacao, le nord-ouest de Madagascar a échappé à la déforestation catastrophique qui continue de ravager la grande île.

10) Un bon nombre de logos, de certifications et d’appellations (éthique, solidaire, durable, équitable, etc …) apparaissent de plus en plus sur les emballages des produits de consommation. Les codes de conduite et autres certifications ou commercialisation de produits issus du commerce équitable de commerce équitable sont tous louables.

Nous, nous avons volontairement décidé de pas demander de label de commerce équitable auprès des divers organismes de certification, ce label nous coûterait énormément d’argent.

Il nous semble plus important d’investir ces fonds pour le bien-être de nos salariés et pour des actions concrètes à Madagascar.