histoireducacao

Le Cacao, aliment des dieux…  Tout commence en 1520 lorsque Cortès fut reçu à la cour de l’empereur Aztèque Montézuma qui lui fit servir dans un vase d’or une boisson de couleur brune, douce et aromatisée à la vanille que l’on appelait Tchocolatl, Xocolatl maintenant chocolat. La graine de cacao servait alors à constituer un breuvage réservé à l’élite et servait également de monnaie  d’échange.

Un lapin vaut alors selon les cours de quatre à dix fèves, un esclave une centaine de fèves, les faveurs d’une courtisane 50 fèves et l’aumône à un pauvre 3 ou 4 fèves. Importé du Mexique par Cortès, les Espagnols furent d’abord peu enthousiastes pour cette boisson et ils tinrent la préparation et ses propriétés bizarres un peu cachées. La curiosité seule devait ouvrir la porte Européenne à un aliment que la sensualité devait plus tard patronner dans toutes les armoires des déjeuners féminins. Nationalisé en Espagne, le cacao se répand peu à peu au reste de l’Europe.

La pâte de cacao se conserve mal et le chocolat à boire se désolidarise dès qu’il refroidit. Nous devons à un Hollandais, Coenraad Van Houten, l’invention de la presse hydraulique en 1815 qui permet de séparer la poudre de cacao. En 1819, Jean-Louis Cailler perfectionne sa méthode de broyage et mélange le cacao et le sucre. A partir de 1830, il propose une gamme de chocolat aux noms évocateurs et aux recettes différentes  « pur caraque », « commun sucré »… Kohler se lance dans l’aventure en 1831 en inventant le chocolat aux noisettes.

En 1847, Fry rajoute le beurre de cacao fondu au mélange fèves/sucre et moule ainsi les premières tablettes. La course continue avec l’invention du chocolat au lait en 1867 par Peter et Nestlé (qui inventa la poudre de lait). En 1879, Lindt invente le conchage c’est-à-dire qu’il rajoute à la pâte (les fèves et le sucre grossièrement mélangés) du beurre de cacao et qu’il malaxe le tout pendant plusieurs heures ce qui rend le chocolat brillant, fondant et enlève de l’acidité au produit final.

Durant tout le XXème siècle, l’apport industriel permet de démocratiser et d’améliorer le chocolat jusqu’au produit tel que nous le connaissons actuellement, avec ses nombreuses variantes.

Le chocolat, un produit gourmand et réconfortant. Ses nombreuses vertus sont dorénavant scientifiquement prouvées. Le cacao contient des polyphénols antioxydants, des vitamines (B1 et B2), du magnésium, du potassium, de la théobromine (qui a la même composition chimique que la caféine du café et la théine du thé)…

Il est communément admis que les cacaoyers, (Théobroma cacao qui signifie nourriture des dieux en grec) sont généralement répartit en trois variétés botaniques. Le Criollo, arbre originel qui produit un cacao fin, très aromatique et rare. Le Forastero, considéré comme une variété de qualité inférieure mais qui représente 80 % de la production mondiale. Enfin le Trinitario, variété hybride qui a vu le jour sur l’ile de Trinité, caractérisé par des arômes fins et floraux.